Les druides




Les druides


Le nom « druide » signifie « très savant » ce qui n'est pas étonnant lorsque l'on sait que les études pour devenir druide durent une vingtaine d'années. Les druides étaient avant tout les intermédiaires des dieux, mais ils avaient différentes fonctions, ils étaient des personnages extrêmement important dans la société.



La société celtique s'organisait en 3 catégories:

* Classe productrice.

* Classe sacerdotale: Celle du druide.

* Classe guerrière.



Le druide avait pour rôle d'assurer :

* La divination

* La diplomatie

* La médecine

* Le conseil royal et militaire

* Le culte

* La philosophie

* Le savoir

* L'histoire

* La justice



Les générations : l'histoire des druides est très ancienne au cours du temps différentes générations se sont suivis :

* La première génération de druide s'est réunie par des clans qui n'acceptaient que les druides hommes.

* La deuxième génération de druide accepta les druides femmes avec eux.

* La troisième génération de druides est apparu avec le développement du christianisme ; ils se mirent à croire en un dieu unique. Cette génération élimina les deux premières.

* La quatrième génération, la nôtre, a pour but de défendre les traditions des deux premières, et de retourner aux sources du druidisme.



Les pratiques :

Les druides intervenaient parfois au moment de la naissance, pour donner un nom à l’enfant et pratiquer une lustration, que l’on assimile à une forme de baptême.

L’attention portée aux présages est générale, car ils sont l’expression des volontés divines et donc les présages et la divination ne peuvent relever que du religieux dans la mesure où le druide est l’intermédiaire et sa parole sacrée. C’est donc un domaine illimité dès l’instant qu’il est question de l’avenir.

Le mot irlandais geis désigne un interdit qui peut être négatif ou positif (interdiction ou obligation) ; la geis a force de loi. Elle s’adresse principalement au roi et aux membres de la classe guerrière et recouvre l’ensemble des activités de la vie quotidienne.

La magie, dont la médecine est un prolongement, fait appel à des techniques rituelles. Les plantes médicinales en sont un élément important, il faut aussi noter l’élixir d’oubli qui affecte la mémoire, la musique, la Fontaine de Santé qui guérit les blessés dans les batailles et ressuscite les morts, la pomme, symbole celtique par excellence de l’immortalité et du savoir, la cueillette du gui accompagné du sacrifie de taureaux, et bien d’autres.

Les éléments aussi participent à cette religion : l’eau par son pouvoir de lustration, le feu qui sert aux sacrifices ou à la purification des troupeaux, le vent qui a le pouvoir d’égarer ou d’anéantir, le brouillard qui permet de se déplacer de manière invisible.
Les incantations sont aussi une pratique très usitée.

La littérature irlandaise parle notamment du glam dicinn qui est une malédiction suprême qui entraîne la mort, de l’imbas forosnai qui a le sens d’illumination, et du dichetal do chennaib cnâime, dont la signification est incertaine : ce « chanté de la prophétie » serait une improvisation.

La geis est une incantation constituée d'obligations et d'interdits que les membres de la classe des guerriers doivent respecter, sous peine de mort.



Le druidisme :

Plus qu’une religion, au sens où nous le comprenons aujourd’hui, le druidisme est le fondement même de la civilisation celtique, et le règlement de l’ensemble de la société. Toute la vie des Celtes est sous le contrôle des druides.

Les Celtes étaient convaincus de l’immortalité de l’âme, c’est la raison pour laquelle les guerriers n’éprouvaient aucune peur de la mort lors des batailles et qui les faisaient passer, aux yeux de leurs ennemis, à des barbares sanguinaires, cannibales et inhumains, des démons.

Le Sidh est le nom gaélique qui désigne l'« Autre Monde » celtique, il se situe à l’ouest, au-delà de l’horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de cristal aux entrées mystérieuses ; sous les collines et les tertres. C’est le séjour des dieux.

Le culte se pratiquait dans des aires sacrées appelées Nemeton en langue gauloise (et Nemed en gaélique) dont on trouve la trace, par exemple, dans le toponyme de la forêt de Nevet près de Locronan (Finistère), dont la Troménie, procession chrétienne, perpétue le souvenir d’une cérémonie druidique. Il est fort probable que des monuments mégalithiques, tels Carnac ou Stonehenge, aient été récupérés par les druides.

Si à l’origine le Nemeton fut probablement un endroit ouvert, il a considérablement évolué pour devenir un enclos, de forme généralement quadrangulaire, comprenant des édifices en bois et un puits à offrandes.

Les Filid irlandais ont élaboré un système de notation, les ogam (système parfois appelé écriture oghamique), qui n’a jamais servi à la rédaction de textes, mais à des inscriptions funéraires ou incantatoires gravées dans la pierre ou le bois. Attribué par la tradition à Ogme, le dieu de la magie et de l’éloquence, cet alphabet composé d’encoches et dérivé de l’alphabet latin en association avec des noms d’arbres, resta cantonné à l’Irlande, l’Ecosse et le Pays de Galles.








Article ajouté le 2007-12-28 , consulté 40 fois

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