Apollon

 

Apollon

 

 

Apollon est le dieu qui décime et qui guérit les hommes. Fils de Létô et de Zeus, il est le dieu par excellence des prophéties et des Oracles, mais il est également le dieu des arts, en particulier de la musique et de la poésie, possesseur de la Lyre, qui, avec ses sept cordes symbolise l’astre solaire aux milles rayons ; on dit qu’il passe de longues heures avec les Muses sur le Mont Parnasse. Dieu archer, il possède un arc et un carquois rempli de flèches d’or – dont il se sert pour frapper quiconque soulève sa colère. Enfin, c’est un dieu berger : figure du soleil, il était chargé de garder les troupeaux de bœufs célestes que sont, pour l’imaginaire symbolique, les nuages qui « paissent » autour du soleil.

 

Le loup, le cygne et le corbeau, oiseau prophétique, lui sont consacrés. Ce dieu aux beaux cheveux blonds et bouclés est donc doté d’une personnalité complexe : à la fois doux et ami des arts, il ne cesse jamais d’être l’un des pires Olympiens, chargé par Zeus de donner la mort aux hommes.

 

Apollon se mit très vite à chercher un lieu où il pût rendre oracle et annoncer aux hommes ce que le destin leur réservait. Parcourant la mer sur un dauphin, il débarqua à un endroit, dominé par une colline où vivait un monstre terrible, Python, serpent gigantesque. Apollon défia le monstre et le putréfia à l’aide de ses flèches de lumière. Il avait gagné la bataille, mais souillé par le sang de Python, il dut aller se purifier avant de pouvoir devenir le dieu officiel de l’oracle le plus célèbre du monde grec. La ville prit le nom de Delphes, parce que le dieu y était arrivé à dos de dauphin. Apollon répondait aux fidèles à travers la bouche d’une vierge du pays, appelée la pythie, en souvenir de l’ancien occupant des lieux.

 

Sa vocation poétique et musicale lui fut révélée à la suite de sa querelle avec Hermès qui lui fit don de la lyre inventée par lui ; il devint très vite le meilleur des musiciens et remporta la victoire sur le satyre Marsyas qui s’était vanté d’être meilleur musicien que lui.

 

D’une beauté extraordinaire, Apollon n’eut pourtant pas que des succès auprès de celles qu’il voulait séduire. Cassandre, la belle troyenne, repoussa ses avances ; la nymphe Daphné, poursuivie par un Apollon très entreprenant, résolut de s’enfuir ; quand elle se trouva bloquée dans sa fuite par le fleuve Pénée, son propre père, la nymphe, qui avait fait vœu de rester vierge, le pria de la sauver : et au moment où Apollon approcha les mains de celle qu’il aimait, il toucha l’écorce et le feuillage d’un laurier. Eperdu d’amour, il en fit son arbre sacré.

 



Article ajouté le 2006-08-24 , consulté 65 fois

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